Pierre Bouchard-Une Vie

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Généalogie du coté de maman.

Léon Pangaert d’Opdorp ( né 28 sept 1824-décédé le 11 mai 1902) épouse le 25 août 1852 Zoé de Brou de la Wastine à Cortil-Noirmont en Belgique (mariage dissous 29 avril 1869).

Le fils de Léon, Arthur s’est marié le 28 juin 1881 à Julienne Caïmo (née à Bruges le 2 août 1862 décédée à Leupeghem, Belgique); il décède le 16 juin 1894.

 

De ce mariage d’Arthur et Julienne est née :

 

Hélène qui a épousé Daniel Devreese le 23 octobre 1907 à Bruxelles

Daniel Robert DeVreese né à Marelbeke 10 mars 1881. Son père se prénommait Polydore. Sa mère, Marie Camille Dossche, décédée en octobre 1945 (inhumation cimetière d’Olsene au sud-ouest de Gant) a élevé maman après la mort d'Hélène en janvier 1919.

Maman Yvonne Devreese est née à Ste-Hyacinthe le 29 sept. 1908; elle a un frère cadet de trois ans Roger (né le 20 janvier 1913) qui est décédé à Shawinigan-Sud le  19 mai 1994. Merci, monsieur Breault mon ange gardien généalogique (voir plus bas).

Maman m’a raconté que le mariage de sa mère Hélène à Daniel DeVreese avait été particulièrement mal vu dans la Belgique d’avant la première guerre mondiale: en effet il s’agissait d’une mésalliance entre roturier et aristocrate ainsi qu’entre flamand et wallonne. Il m’est un vague souvenir que Daniel aurait également demandé le paiement de la dot de grand-maman en argent pour ensuite quitter la Belgique pour le Canada. La famille  Pangaert d'Opdorp fut obligée pour ce faire vendre des terres, ce qui ne se faisait pas dans la Belgique du début du XXième siècle. Ses premiers emplois ont été dans l’industrie forestière avec la Belgo qui était très active au début du siècle à Shawinigan et Grand-Mère. Il était comptable et j’ai un vague souvenir que papa m’avait dit qu’il travaillait pour Inspiration Mining & Smelting (entreprise de forage minier) à Amos. Papa le respectait beaucoup, mais il n’a pas été un bon père pour ses enfants, Yvonne et Roger. Il semble qu’en 1936, il a disparu, laissant ses enfants et une  dame Longpré à leur sort. Il devait avoir plus de 50 ans à l’époque et Roger m’a dit qu’il l’a recherché partout en Amérique pendant les années 40 et 50 et qu’il croyait l’avoir retrouvé dans le livre de téléphone de Détroit. La personne avec laquelle il avait alors parlé lui avait refermé la ligne au nez quand Roger s’était identifié. De mon côté, j’ai fait une recherche sur Internet qui m'a permis de retrouver deux 2 familles Devreese  à South Bend Indiana aux USA. J’ai écrit et j’ai reçu des nouvelles d’une des deux familles qui me dit que leur Daniel Devreese était venu, semble t’il, directement de Belgique, mais ne pouvait pas donner de dates. Le mystère reste donc complet.

Mais l'Internet veille:

Nouveau: Un généalogiste m'a dit avoir trouvé une fiche de décès d'un Daniel Devreese né le 10 mars 1881 est décédé à Montréal le 26 octobre 1961. Merci monsieur Breault!

1918-10-07 La grippe espagnole fait sa première victime à Montréal

1919-01-22. Hélène Pangaert d’Opdorp, ma grand-mère maternelle, serait morte à Montréal de la grippe espagnole. Maman lui a fait ériger un monument au cimetière Notre-Dame des Neiges à Montréal.

1919-23 : Maman est éduquée au Mont Ste Marie sur la rue Guy à Montréal (L'édifice a disparu)

Maman arrive à Amos en septembre la même année 1924 avec son frère Roger rejoindre son père Daniel qui semble être arrivé vers 1919 à Amos après la mort d'Hélène. Il a vécu maritalement avec une madame Longpré (?Rompré) qui est décédée au début des années 1980 à Iberville. J’ai cherché mais n’ai pas trouvé de traces de son mariage lors de l’expropriation de la petite maison verte du haut de la côte (Paroisse du Christ-roi du coté ouest de la rivière Harricana) par la ville d’Amos vers le début des années 1970.

Maman se rappelle d’avoir vécu dans la petite maison verte, un 'shack goudronné' vraiment, (jardin exceptionnel culture de fraises) avec Roger son frère, avec sa « belle-mère » madame Longpré. Plus tard, elle a vécu en chambre chez une  madame Perrault. Elle faisait du théâtre amateur avec le notaire Roberge à la fin des années vingt ( La Petite Gazette de la Société d’Histoire d’Amos, juin 2000 volume 3 no 2, page 31). Ses grandes amies étaient Olympe Bigué, mariée à un Turnbull, décédée en 1999 et Reine Nault. J’ai vu des photos de ce temps-là où maman pagayait sur la rivière Harricana, probablement dans le même ruisseau qui irrigue la terre que Papa a achetée de Léandre Paré, fils d’Edouard en 1969 pour sa retraite. (La Vallonnière)

Maman ne se rappelle pas d’autre emploi que celui de secrétaire juridique chez Lucien Ladouceur. Daniel, son père a encouragé maman à devenir sténographe judiciaire. Me Lucien Ladouceur, vétéran du 22ème bataillon, blessé pendant la Grande Guerre (14-18), grand  plaideur de cette époque, m’a dit bien plus tard que maman avait le talent pour faire des études de droit et aurait pu devenir la première avocate du Québec deux ans avant Elizabeth Monk, mais qu'elle avait décidé de se marier avec papa.

Maman est allée en Belgique en 1930 et a rencontré sa famille aristocratique, les Pangaert d’Opdorp (j’ai retrouvé, de la famille de Grand-maman Hélène, le Baron Robert qui m'a donné le détail que vous trouvez au début de ces notes) Je l'avais retrouvé par Internet au travers  d'une mention que le château de Rullingen à Borgloom en Belgique (15 Kms au nord-est de Liège) avait été restauré dans sa splendeur du 17ème siècle par le Baron Pangaert d ‘Opdorp en 1924; le nom de Raoul se retrouve sur la baptistaire de maman. Les armes des Pangaert d’Opdorp se trouvent dans " l’armorial général de Rietstap" (voir plus haut). La sœur de sa mère, tante Louise, s’est mariée en 1928 au chevalier Philippe de Theux de Montjardin  qui est décédé en 1939 (voir le missel de maman). Remouchamps est le site du château (manoir) des de Theux et est célèbre comme le premier endroit où les Allemands ont rencontré de la résistance par l’armée belge en août 1914.  Maman a revu Tante Louise, une dernière fois, lors de son voyage  en 1971 en Belgique et au Portugal. Elle disparut en 1974.

Elle a également rencontré en 1930 sa famille DeVreese à Gant (Jacqueline était la fille d’un frère de Daniel donc cousine de maman) et sa grand-mère qui l’avait élevée au début des années 20 après la mort d'Hélène. Sa grand-mère Dossche gagnait sa vie au Canada en montant des banquets pour la communauté Belge de Montréal. C’est probablement à cette époque que maman rencontre le colonel Chaballe (celui-ci a écrit, pour y avoir été, l’histoire du 22e bataillon (qui est devenu le Royal 22ème Régiment) pendant le Première Guerre). Il était Belge immigré au Canada au début du siècle, et s'était engagé dans l'armée canadienne en 1914 pour rejoindre le 22ème  en 1916  et revenir au Canada à la fin de la guerre. Il a présenté maman, entre autres, à Olivar Asselin, grand journaliste et polémiste, dont le fils Jean fut le premier « beau » de Maman. Jean Asselin fut ingénieur à la Ville de Montréal (dixit Hélène Baillargeon, la biographe d’Olivar Asselin). Le colonel Chaballe est aussi revenu dans l’histoire de la famille en trouvant du travail à Ottawa pour les petites tantes Cécile et Lucie pendant la guerre 39-45 et quand papa et maman l’ont rencontré pour la dernière fois à St Paul de Vence en janvier 1952 peu avant son décès (film 16mm déposé à la Société d'Histoire d'Amos Fond P-113).

Elle a donc passé plusieurs mois en Belgique à Gand et Blankenberge (sur la mer du Nord près de Knokke-le-Zoute), Chevretogne, Spa, Remouchamps (voir plus haut), Béthanie (où elle aurait passé un bout de temps au couvent des sœurs). Son oncle (probablement Raoul) l’appelait sa nièce ‘peau-rouge’. On essaie sans succès de la marier à un Belge qui va faire sa fortune au Congo. Mais elle a décidé de marier Jacques. Heureusement.....

Généalogie (clickez)

Papa, Maman, tante Cécile, grand maman Florina, tante Lucie

Pierre, Yves, tante Marcelle

(1942 Sainte Geneviève de Batiscan)

Du coté de papa

Florina Baribeau ép. Arthur Bouchard (2ème noces) le 2 octobre 1906 (Tante Fleurette est née d'un 1er mariage) (mère est une Trudel ou Guillet)

De ce mariage est né Papa Jacques Bouchard (Né le 2 septembre 1907 à Ste Geneviève de Bastican décédé au Royal Victoria  Hospital Montréal 26/1/82) inhumé à Amos le 30/1/82

La famille de Papa vient d’un côté, de  grand père Arthur Bouchard de Pointe du Lac qui s’était marié en premières noces avec la grand-mère de Lucie Nault (Trudel?). On m’a déjà dit qu’il venait de la branche des Éboulements des Bouchard.  Il exerçait le métier de tailleur. Il a également été maître de poste entre le 13 juillet 1915 et au moins 1936 (page 112 du livre de E Z Massicotte "Sainte-Geneviève de Batiscan" 1936) et aussi président de la Commission scolaire de 1921 à 1924 (idem, page 108). C’est à cause de la plaidoirie du jeune avocat Maurice Duplessis lors d'un congédiement de nature politique de grand père Arthur en 1926, que papa devint son dévoué et loyal partisan, et par extension celui du parti conservateur et éventuellement de l’Union Nationale. Grand père Arthur est mort en 1941 et est enterré à Ste Geneviève de Bastican à l’est de Trois-Rivières. Grand maman Florina était une Baribeau de la même famille que Jean-Louis Baribeau qui fut le dernier président du Conseil Législatif de Québec.

Papa a fait ses études  commerciales chez les frères du Sacré-Cœur à Victoriaville. (Le même collège commercial a eu par la suite comme étudiant le grand Jean Béliveau).

Début 1924, il débarque à Amos. Il a donc 16 ans. Son premier travail: coursier pour le bureau d’assurances de Germain & Lafrance. Il gagne 5.00$ par semaine. Il a aidé très rapidement sa famille et il a veillé à l’éducation des tantes Laure (Sœur Louis Arthur sœur de l’Assomption), Cécile (restée célibataire, elle a travaillé chez Eastman Kodak pendant toute sa vie ; décédée en 1998) et Lucie (qui travaillait chez la famille Simard ( Café Blue Mountain Café sur la rue St-Paul) et qui a marié en 1958 David Houle, un cotiseur de l’Impôt fédéral; Lucie a eu 2 enfants: une vétérinaire, Louise et Luc (avocat reçu en 1983 qui est maintenant membre du Tribunal Administratif du Québec). Une autre sœur de papa, tante Marcelle,  était avant son mariage à Jos St Arnaud en 1947,  directrice de la Caisse Populaire de Ste Geneviève de Batiscan; elle a eu trois enfants: Marc, mécanicien en aviation, Alain, médecin, et une petite handicapée  dont elle s'est toujours merveilleusement occupée. Jos était rembourreur de bancs d’églises et est mort criblé de dettes dans les années 60. Je me rappelle également que pendant la guerre 39-45 Marcelle s’occupait de faire confectionner des uniformes. (Énormes boites de bois  chez Grand-maman Florina dans lesquelles je jouais à la cachette avecmes amis les Massicotte).

Avant d’être jésuite, le seul frère de papa oncle Louis (né le 13 mai 1909 et entré chez les jésuites en 1930) fut un champion junior de saut de ski dans les années 20. Au dessus d’un martini, il m’a déjà admis être tombé en pâmoison devant l’actrice Dolorès del Rio, une star du cinéma mexicain des années 20 qui avait joué en 1929 dans un film sur Evangéline. Après son cours classique au Séminaire de Trois-Rivières il  décide de devenir jésuite, va en Chine (Suchow) comme missionnaire de 1936 à 1938. Il revient au Canada pour être ordonné prêtre en 1941; il devient supérieur de la Procure des missions de Chine à  Sillery, puis à Montréal (762 Sherbrooke ouest)  de 1944 jusqu`à 1972. Il fut donc l'éditeur d'une revue "LE BRIGAND". (Cette longue prestation est très inusitée pour les Jésuites qui doivent normalement changer de poste au moins à tous les 6 ans). Il décède en décembre 1989. Il parlait sept langues et était reconnu pour son apostolat dans les hôpitaux. Un de ses grands amis fut le père Léopold Bourassa, lui aussi jésuite, qui dut passer la guerre dans un camp de concentration japonais. C’est lui qui, de retour au Canada à la fin de la guerre, ramènera une boite de chaussures pleine de colliers de pièces de monnaie chinoise (cash coin) qui ont un trou dans le milieu; ce sera le début de la collection de monnaie chinoise de papa.

Jacques Bouchard marie Yvonne DeVreese le 29 juin 1933 à Ste Thérèse d’Amos

Ils partent en automobile d’Amos (il fallait le faire à cette époque) pour leur voyage de noces à Niagara Falls.

Yves est né le 3 juin 1934 (quelques jours après les quintuplées Dionne le 28 mai 1934). Une autre sœur de papa, tante Laure (Sœur Louis Arthur) (née le 24 février 1913 et, en religion, sœur de l’Assomption depuis le 21 août 1931) fut en 1942 une de leurs infirmières à Callender  en Ontario.

Papa fait de la politique pour les conservateurs québécois et Duplessis comme chef. Il  devient organisateur en chef pour l’Union Nationale en 1935 et 1936 quand finalement Émile Lesage bat Hector Authier dans le comté Abitibi après avoir obtenu l’annulation de l’élection de ce dernier en 1935. Il reste en charge du patronage entre 1936 et 1939. Il trouve cela dur à cause de la misère des colons qui n’a pas de couleur politique. (Il m’a déjà montré avec émotion un certificat de décès avec inscription « mort de faim »)

Hiver-printemps 1938 : Voyage de Papa et maman où ils rencontrent les Eugène Garceau (avant leur mariage). Ils agissent comme chaperons de Jeanne Aimée Leduc (de la famille des pharmacies Leduc). Le jeune docteur Eugène ne se décidait pas à la demander en mariage et Jeanne Aimée m’a raconté que papa aurait eu un impact lors de ce voyage, puisque Eugène s’est décidé à la demander en mariage à leur retour. Ce premier voyage les a conduit au canal de Panama et à Cuba. Maman m’a déjà dit que j’avais été conçu à La Havane, lors de ce voyage.

Début 1938: Papa et maman déménagent dans la maison de la 1ère rue est à Amos.

Depuis leur mariage en 1933, ils demeuraient au 2ème étage de la maison Jobidon sur la 2ème avenue de biais avec l'église qui deviendra cathédrale  en 1939. A cette époque, la maison de la 1ère rue est n’était pas finie à l’étage. Ce n’est qu’en 1949 qu’elle le sera. Elle fut bien bâtie par un monsieur Neveu, qui n’a raté que le foyer de pierres des champs: il a toujours enfumé notre salon. La première photo de ma personne(...) est prise devant ce foyer, probablement en 1940.

Du mariage, deux enfants :

Yves et Pierre